Formation CSE obligatoire : qui paye et comment ?

La formation des élus du Comité Social et Économique (CSE) est une obligation légale qui vise à garantir leur capacité à exercer pleinement leurs missions. Cet article explore les obligations en matière de formation CSE, les responsabilités financières associées, ainsi que les modalités pratiques pour sa mise en œuvre.

La formation CSE a été instaurée pour permettre aux élus de jouer leur rôle de représentants des salariés en toute efficacité. Ce cadre légal impose aux entreprises de former leurs élus pour garantir un dialogue social de qualité.

La formation CSE a pour but de doter les élus des compétences nécessaires pour :

  • Comprendre leur rôle au sein de l’entreprise.
  • Maîtriser les bases du droit du travail.
  • Analyser les documents économiques et financiers de l’entreprise.
  • Garantir la santé et la sécurité des salariés.

Le Code du travail prévoit que les élus du CSE bénéficient d’une formation :

  • Formation économique (articles L2315-63 et suivants) : destinée aux membres titulaires du CSE dans les entreprises de 50 salariés et plus.
  • Formation SSCT (santé, sécurité et conditions de travail) (article L2315-18) : obligatoire pour tous les élus titulaires et suppléants membres du CSE et ou de la CSSCT, quelle que soit la taille de l’entreprise.

La question du financement des formations CSE est au cœur des préoccupations des employeurs et des élus. La répartition des coûts dépend du type de formation et des règles légales en vigueur.

Le financement de la formation des élus du CSE incombe à l’employeur dans la majorité des cas. Voici les principales modalités financières :

L’employeur est tenu de prendre en charge :

  • Les frais pédagogiques.
  • Les frais de déplacement des élus, le cas échéant.
  • La rémunération des heures de formation prises sur le temps de travail.

Cas pratique : pour un élu suivant une formation de 3 jours, l’employeur doit payer la formation à l’organisme choisi et maintenir la rémunération habituelle.

  • Cette formation est financée via le budget de fonctionnement du CSE.
  • Les élus disposent d’une autonomie dans l’organisation de cette formation, mais elle doit être conforme aux besoins liés à leurs missions.
Type de formationQui paye ?Budget utilisé
Santé, sécurité et conditions de travailEmployeurEmployeur
ÉconomiqueCSEBudget de fonctionnement

Bien que les coûts soient encadrés, l’employeur peut demander des justificatifs. Les élus doivent donc choisir des formations en adéquation avec leurs missions et veiller à leur conformité réglementaire.

La mise en œuvre des formations CSE repose sur des choix stratégiques et pratiques, tant pour les élus que pour les employeurs. Cela inclut le choix des organismes, la durée des formations et l’aménagement du temps de travail.

Les élus peuvent librement choisir l’organisme de formation, à condition qu’il soit agréé par la Préfecture ou habilité par un OPCA (Organisme Paritaire Collecteur Agréé).

  • Critères de choix :
    • Agrément officiel.
    • Contenu adapté aux besoins de l’entreprise.
    • Transparence des coûts.

Le représentant du personnel choisit son organisme de formation parmi ceux habilités. Il adresse une demande écrite à son employeur 30 jours avant le démarrage de la formation en précisant : les dates, la durée, le prix du stage et le nom de l’organisme de formation.

Lorsque l’employeur estime que l’absence du salarié pourrait entraîner des conséquences préjudiciables à la production et à la bonne marche de l’entreprise, le refus est notifié à l’intéressé dans un délai de huit jours à compter de la réception de la demande. Dans ce cas, le congé formation peut être reporté dans la limite de six mois.

La durée des formations est définie par la loi :

  • La formation santé, sécurité et conditions de travail est d’une durée minimale de cinq jours lors du premier mandat des membres de la délégation du personnel. En cas de renouvellement de ce mandat, la formation est d’une durée minimale :
    • De trois jours pour chaque membre de la délégation du personnel, quelle que soit la taille de l’entreprise ;
    • De cinq jours pour les membres de la commission santé, sécurité et conditions de travail dans les entreprises d’au moins trois cents salariés.
  • Pour la formation économique, la durée est proportionnelle aux besoins, généralement de 3 jours pour un premier mandat, bien que certains préfèrent d’emblée faire les 5 jours. 

Ces formations peuvent être renouvelées en cas de réélection, permettant ainsi aux élus d’actualiser leurs connaissances.

Les heures de formation sont prises sur le temps de travail. Elles sont assimilées à du temps de travail effectif, ce qui garantit aux élus leur rémunération normale pendant la formation.

Les formations obligatoires pour les membres du CSE peuvent être dispensées par différents organismes agréés, tels que :

  • Organismes syndicaux nationaux (ex. CGT, CFDT, CFTC, CFE-CGC).
  • Instituts universitaires spécialisés en travail et en sciences sociales (ex. Université de Strasbourg, Université de Rennes).
  • Instituts de formation syndicale européenne (ex. ETUI-REHS).

Ces organismes doivent être agréés par le Ministère du Travail ou le préfet de région pour être conformes à la réglementation.

Pour maximiser l’impact des formations, employeurs et élus doivent travailler en synergie. Il est essentiel de planifier, budgéter et choisir les formations les plus pertinentes en fonction des enjeux de l’entreprise.

  • Prévoir le budget nécessaire à la formation.
  • Anticiper les absences des élus en formation pour assurer la continuité des activités.
  • Favoriser le dialogue avec les élus sur les besoins en formation.
  • Identifier les priorités de formation en lien avec leurs missions.
  • Choisir un organisme compétent et agréé.
  • S’assurer que les formations couvrent à la fois les aspects légaux et pratiques.

Investir dans les formations CSE présente des avantages pour toutes les parties prenantes :

  1. Pour les élus :
    • Une meilleure compréhension de leur rôle.
    • Une montée en compétence sur des sujets clés (juridiques, financiers, santé au travail).
  2. Pour l’entreprise :
    • Une gestion plus efficace des relations sociales.
    • Une meilleure prise en compte des enjeux de santé et de sécurité.
  3. Pour les salariés :
    • Une meilleure représentation de leurs intérêts.
    • Un environnement de travail plus sûr.

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